Pourquoi mon épouse et mon bébé sont-ils décédés à la clinique du parc à Bouzaréah ?

Pourquoi mon épouse et mon bébé sont-ils décédés à la clinique du parc à Bouzaréah ?

Nous reproduisons ci-après le témoignage d’un homme Karim Berchiche, anéanti par le décès de sa femme et son bébé à la clinique du Parc à Bouzareah, Alger. Farah-Louisa Chergui (épouse Berchiche) serait décédée dans le bloc opératoire de cette clinique. Son époux veut savoir ce qui s’est passé pourquoi et dans quelles conditions sa femme et son enfant son morts dans cet établissement.

Nous sommes le vendredi 02 septembre 2016, mon épouse et moi-même avons décidé de sortir marcher un peu pour se détendre les jambes et faire quelques petites courses.

Vers minuit, nous sommes ensuite rentrés à la maison. Détendus, nous avons regardé un film à la télévision. Vers 2h du matin, ma femme a commencé à avoir mal, très mal. Des maux espacés. Vers 3h30, les douleurs s’accentuent et là nous avons décidé de nous rendre à la clinique privée du Parc à Bouzaréah. Cette clinique nous a été conseillée par sa gynécologue qui outre son cabinet privée à Ain Bénian, procède à des accouchements dans celle-ci. Contactée, elle ne nous a répondu qu’à 5h du matin, nous rassurant que mon épouse ne risquait pas d’accoucher de suite puisque le travail venait à peine de commencer!

Nous sommes arrivés à la clinique entre 4h30 – 5h du matin. Nous avons été reçus et ils m’ont demandé de les laisser faire leur travail. Je suis donc descendu à la salle d’attente. Vers 7h du matin je suis monté voir ma femme, ils m’ont laissé avec elle jusqu’à ce qu’elle perde la poche des eaux et ce jusqu’à environ 8h45. Ils l’ont emmenée ensuite au bloc opératoire en me disant ça va aller, nous allons nous occuper d’elle.

Ils se sont bien occupés puisque je ne l’ai plus jamais revue en vie.

Entre 9h30 et 10h, j’ai été appelé par un médecin. Celui-ci me demanda si mon épouse avait des problèmes de santé, si elle était cardiaque ?

J’ai répondu par la négative et qu’elle était suivie depuis 9 mois par sa gynécologue et que celle-ci aurait pu le détecter et que de surcroît ils détenaient son carnet et qu’il n’était pas de mon ressort de leur répondre.

Depuis, je suis monté chaque 10 mn pour m’enquérir de l’état de mon épouse. Les réponses étaient vagues: «elle se repose, elle se repose, ensuite elle est en réanimation ?!? C’était des interrogations et des exclamations en même temps, car à ce moment-là je n’arrivais pas à réaliser. Je me suis dit qu’elle avait accouché par césarienne et qu’ils l’avaient réanimée!

Depuis des va-et-vient continus incessants et toujours le même discours: “en réanimation”. Vers 10h30 je vois la gynécologue arriver.

J’ai ensuite paniqué et ai questionné tout le monde, en vain. Mis à part une sage-femme qui m’a annoncé à la fin que le bébé n’avait pas survécu. Et ma femme ? Telle fut ma question.

La sage-femme me répondit: ne vous inquiétez pas, le docteur va venir tout vous expliquer. J’avais un indescriptible étranglement à la gorge et ce jusqu’à l’arrivée de la gynécologue qui est venue me voir à 11h environ. Elle avait une expression du visage inquiétante, avec un tablier couvert de sang et m’a annoncé que ma femme était dans un sale état et que tout le monde œuvrait pour la réanimer et qu’elle pourrait ne pas survivre.

Ce n’est que vers environ midi que j’ai appris par le biais d’une sage-femme que ma femme était morte.

Effondré, abattu, apeuré, terrorisé, je suis tombé par terre en sanglotant à chaudes larmes.

Loin de moi l’idée de vouloir généraliser puisque j’ai moi-même des amis et bon nombre de ma famille sont médecins, mais voilà la médecine de certains monstres déguisés en blanc qui ont fait le serment d’hypocrite et ont oublié Hippocrate. Voici le genre de cliniques agréées par l’Etat, détruisant des vies, des couples, des parents, des amis, des familles. Tout cela ayant comme unique et seul but: “les sous et encore les sous et toujours les sous.” Peu leur importe l’histoire que j’ai eue avec ma femme, les moments, les souvenirs, les vies humaines…

J’emmène ma femme mettre notre enfant au monde dans un endroit prétendument propre, rassuré par sa gynécologue ayant espoir et confiance en elle et ils me la retournent dans un cercueil. Telle est mon histoire, tel est mon drame!

À la fin, je demande à tout le monde d’œuvrer pour que tout cela cesse, pour arrêter ces criminels qui font honte à la médecine, à cette nation, qui détruisent des jeunes couples pleins de vie, d’espoir, de rêves et d’objectifs.

Inchaa Allah oua Amin ya Rabi!

lematindz / Karim Berchiche

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