Face à deux plaintes pour “viol”, Tariq Ramadan sort du silence

Face à deux plaintes pour “viol”, Tariq Ramadan sort du silence

C’est sur sa page Facebook que l’islamologue suisse a brisé son long silence, réagissant aux accusations de « viol » portées contre lui en moins d’une semaine par deux plaignantes – Henda Ayari, vendredi 20 octobre, et une Française convertie à l’islam dont l’identité n’a pas été divulguée, jeudi 26 octobre – en ces termes : « Je suis depuis plusieurs jours la cible d’une campagne de calomnie qui fédère assez limpidement mes ennemis de toujours », s’est-il désolé, samedi soir, en préambule.

Et de poursuivre en confirmant sa contre-attaque judiciaire : « Comme annoncé, dès lundi dernier, mon avocat a transmis au Parquet de Paris une plainte pour dénonciation calomnieuse. Une nouvelle plainte sera déposée dans les prochains jours puisque mes adversaires ont enclenché la machine à mensonges ».

Dans son premier communiqué officiel depuis que l’affaire a éclaté sur la place publique, dans le sillage de l’affaire Weinstein, embarrassant grandement la prestigieuse université d’Oxford où il officie en sa qualité de membre associé de théologie, Tariq Ramadan dénonce « la calomnie » qui le vise, cette « méthode insupportable », et déplore que ses « adversaires » recourent à des « extrémités aussi fallacieuses », jugeant cela « terriblement médiocre ».

Après avoir remercié celles et ceux qui lui ont témoigné un soutien indéfectible, il a conclu son propos en insistant sur le fait que le « droit doit maintenant parler ». « Mon avocat est en charge de ce dossier », a-t-il précisé, en se disant « serein et déterminé » face au bras de fer judiciaire qui l’attend. Un « long et âpre combat » auquel il se prépare.

Oumma

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