L’algérie dans le top «10» mondial de la production de plusieurs produits agricoles : Des chiffres qui tordent le coup aux idées reçues

L’algérie dans le top «10» mondial de la production de plusieurs produits agricoles : Des chiffres qui tordent le coup aux idées reçues

L’Algérie est dans le top 10 mondial dans la production de la figue (3ème), abricot (4ème), dattes (5ème), melon (7ème) artichaut (8ème) et des amandes (9ème)…

L’agriculture algérienne se porte bien! C’est du moins ce qui ressort de la lecture des données fournies par le site MapsofWorld.com, référence mondiale de contenus, statistiques et de cartes bien recherchées. Ainsi, selon les statistiques fournies par ce site, on apprend que l’Algérie est dans le Top 10 mondial dans la production de la figue (3ème), abricot (4ème), dattes (5ème), melon (7ème), artichaut (8ème) et des amendes (9ème).
Elle est également 14ème producteur mondial de pomme de terre, 15ème producteur mondial d’orange, 19ème de tomate, 23ème en ce qui concerne la production de raisin, 30ème pour le vin et 36ème pour l’avoine.
Faut-il s’étonner de tels performances quand on sait que ce secteur, depuis 2015, connaît une croissance dépassant les 7.5% (contre seulement 1% en 2014)? D’ailleurs, cette année on a même renoué avec l’exportation de produits agricoles, hors dattes, à savoir la pomme de terre et la tomate. L’Algérie a même approvisionné l’Emirat du Qatar, sous embargo en denrées alimentaires, en pomme de terre, tomates, oignons et melons. En fait, bien avant que la crise financière ne frappe le pays, les autorités ont lancé un riche programme de modernisation et de valorisation d’un secteur en jachère, malgré les fortes potentialités dont dispose le pays.
L’introduction des techniques modernes, le rendement algérien pour certains produits est comparable même avec les pays développés. L’apparition des grandes firmes agricoles, qui seront financièrement indépendantes, devrait encore plus améliorer ce rendement et surtout permettre une meilleure maîtrise de la logistique de la conservation et bien évidemment la réduction des prix de production.
Des tonnes de fruits et légumes sont jetées quotidiennement à la décharge faute de preneurs et surtout de moyens de conservation. Le mégaprojet algéro-américain d’élevage de vaches laitières et de production céréalière et fourragère en est le parfait exemple de ces grands complexe privés qui aspirent à changer cette réalité.
Inspiré du modèle californien, Il doit permettre de réduire la facture d’importation laitière et céréalière qui sont le maillon faible de l’agriculture algérienne. Surtout que l’Algérie a importé un cheptel laitier performant, mais les techniques de production sont encore à la traîne.
D’autres projets sont aussi en cours! Tous ont le même objectif: permettre de conquérir les marchés étrangers tout en assurant l’autosuffisance nationale que visent les autorités à l’horizon de 2020. Ces jolies performances enregistrées par ce secteur agricole qui promet ont été ressenties par les citoyens durant l’été dernier, avec une offre des plus abondantes et des prix des plus cléments. Chose que l’on n’a pas vu depuis des décennies, mais le rêve n’a pas trop duré!
Les spéculateurs qui tiennent d’une main de fer le marché agricole ont vite réagi pour refaire flamber les prix des fruits et légumes.

 

Usant de méthodes mafieuses, comme ce propriétaire de chambres froides de la wilaya de Aïn Defla, qui avait été arrêté au mois de mars dernier après avoir stocké une quantité phénoménale de pommes de terre, estimée à 21 000 tonnes, dans le but de déstabiliser le marché. Une situation qui montre l’échec cuisant des dispositifs de régulation et de contrôle mis en place par les ministères de l’Agriculture et du Commerce. Sans ces mécanismes, la situation restera à l’identique même si on est premier partout…

Walid AÏT SAÏD / Lexpressiondz

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