L’ONU s’interroge sur le DRS!

L’ONU s’interroge sur le DRS!

La Commission des droits de l’homme de l’ONU a demandé, lors de l’examen du rapport présenté par le gouvernement algérien sur les mesures prise pour l’application du pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), des explications sur la dissolution du Département de renseignement et de la sécurité (DRS), l’interdiction des manifestations à Alger, les restrictions sur l’exercice du droit syndical, la violence à l’égard des femmes, l’avortement ainsi que la fermeture des églises.

Ainsi, la commission des droits de l’homme a demandé à la délégation algérienne -conduite par Lazhar Soualem, directeur des droits de l’Homme au ministère des affaires étrangères-, des explications sur la “dissolution du DRS”, se demandant également si “l’Algérie n’envisage-elle- pas de revoir certaines dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qui interdisent toute poursuite contre les éléments des forces de la défense et de la sécurité?”.

Par ailleurs, les membres de la commission ont réclamé des explications sur le grand retard dans la présentation du rapport algérien qui devrait être soumis initialement en novembre 2011. En outre, ils ont insisté sur la nécessité d’avoir autant d’informations sur le plan national des droits de l’homme et le calendrier de son application, souhaitant également savoir s’il y a une commission des droits de l’homme au sein de l’APN et quel est son rôle.

La commission n’a pas manqué de débattre de nombre de questions avec la délégation algérienne, entre autres la privation arbitraire de liberté dans des centres de détention non reconnus, discrimination, la violence à l’égard des femmes, les mesures prises pour défendre le peuple amazigh, l’avortement, les restrictions de l’exercice du droit syndical ainsi que la fermeture d’un certain nombre d’églises.

De son côté, la délégation algérienne -composée de représentants de plusieurs ministères- a affirmé que “le choix de la société algérienne vers plus de liberté était irréversible”, affirmant que les autorités algériennes accompagnent cette dynamique en la concrétisant dans le cadre de la législation interne et les traités internationaux qui priment sur la loi nationale.

La délégation s’est félicitée en effet de la diversité de la composante de la Chambre basse du  parlement, ajoutant que l’Algérie compte 35 partis politiques, 28 listes indépendantes, plus de 100.000 organisations non-gouvernementales (ONG), dont 65 organisations exercent le droit syndical ajoutant que la liberté de réunion et de rassemblement est garantie, ce qui reflète la vitalité de la liberté démocratique en Algérie.

Sur l’interdiction des manifestations à Alger depuis juin 2001, elle a affirmé que la levée de l’interdiction ne sera pas pour demain, précisant que ” l’interdiction des manifs à Alger est dictée par certaines considérations spécifiques”, et que “L’Etat n’autorise pas de manifestations tant qu’il n’y a pas de garanties de la part des organisateurs à ce qu’elles se déroulent pacifiquement”.

 

Nouara Bachouche / Traduit par: Moussa. K. Echoroukonline

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