Faut-il interdire à la pluie de tomber ?

Une wilaya et un wali incapables de faire face à la moindre difficulté vulnérable à la moindre goutte de pluie, devrait précipiter la question, à quoi sert un wali, un exécutif, un maire, si tout ce bon monde se noie dans un verre d’eau ! « C’est avant le déluge que le prophète Noé (PSL) a construit son arche », une citation qui devrait être enseignée aux responsables algériens pour éviter les scandaleux scénarios …

 
Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces derniers jours sur les différentes régions de l’Est du pays et du centre et qui ont provoqué des inondations dans plusieurs zones de la capitale, Constantine, Tébessa, Djelfa et autres..,,’où les habitants ont vécu des nuits noires et qui risquent d’en vivre encore beaucoup plus si le nécessaire n’est pas fait. Les constructions illicites à bord des oueds, le désordre dans les bassins versants, les canaux bouchés et la malfaçon des projets sont les principales causes de ces inondations qui hantent la population durant cette saison pluvieuse.

 
A peine quelques gouttes de pluie et c’est tout Alger et la région Est du pays qui se paralysent. Des oueds en furie font des morts, des blessés et des disparus et des habitations et des véhicules emportés par des eaux pluviales, des autoroutes défigurées par des flaques d’eau, causant des accidents de la route et d’interminables embouteillages !
Faut-il interdire à la pluie de tomber ou décréter une loi qui réglemente sévèrement l’apparition de la pluie et convoquer le soleil au moment voulu pour éviter les dégâts !
Adieu le vieux temps où la pluie était accueillie avec des youyous et les prières des fellahs qui la guettaient avec des marques de gratitude et de joie pour la relance de leur production. Malheureusement, cette même pluie semble devenir une calamité pour les citoyens, redoutée comme le choléra, elle demeure indésirable pour le bilan des dégâts qu’elle cause après son passage. Plusieurs morts à Tébessa, Djelfa et Constantine et des sinistrés par dizaines dans plusieurs wilayas du pays, mais malgré ça, certains walis minimisent la gravité et disent que leurs wilayas n’est pas encore une région sinistrée, privant ainsi la population de son droit de dédommagement de dizaines de voitures endommagées et habitations écroulées.

 
Après ce constat alarmant, L’Etat et les contribuables sont en droit de savoir où va leur argent destiné à la réalisation de ces projets qui à la première goutte de pluie  sont accablés et accusés de malfaçon. C’est honteux de constater, que des ruelles nouvellement réalisées constituent un obstacle aux automobilistes dès les premières gouttes de pluie, alors que de l’argent a été décaissé par les entreprises réalisatrices sans suivi ni contrôle.

 
Quoique les projets de rénovation des réseaux d’assainissement aient été réalisés, ces mêmes réseaux demeurent vulnérables aux moindres pluies.  Dix minutes de pluies ont suffi pour emporter des vies humaines et causer des dégâts importants à Constantine, à Tébessa et à Djelfa. Devrions –nous juger les oueds pour avoir déversé, ou accuser les citoyens qui ont construit leurs habitations aux abords des oueds ou alors condamner les maires, les walis et les responsables concernés d’avoir failli à leur mission. Le ministre de l’intérieur avait dit que les constructions des habitations sur les bords des oueds, c’est la responsabilité des maires, mais qui payera pour le bricolage des projets et la malfaçon ? Evidemment pour l’instant on a vu qu’un seul coupable, le citoyen qui a perdu, sa vie, sa maison et sa voiture !

Belkacem /Reflexiondz

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