L’Algérie importera le blé et le lait de Russie : panique en France

L’Algérie importera le blé et le lait de Russie : panique en France

Par Hani Abdi – Premier fournisseur de l’Algérie en blé tendre, la France est en passe de perdre un gros marché en faveur des Russes. En effet, l’Algérie, qui a déjà importé du blé russe en 2017, envisage de s’approvisionner totalement de la Russie cette année. Un accord devrait être signé une fois tous les certificats de conformité délivrés.

«L’Algérie est extrêmement intéressée par l’importation de blé russe et envisagera cette possibilité après avoir analysé les informations reçues lors de l’inspection. La décision de la partie algérienne sera également basée sur les résultats de l’inspection du lot de blé d’essai qui sera envoyé à l’Algérie dans un avenir proche», souligne l’organe de surveillance Rosselkhoznadzor du ministère russe de l’Agriculture, dans un communiqué repris par le journal économique français La Tribune.

Ce média relève la conséquence de cette décision sur les agriculteurs français et globalement sur les exportations françaises vers l’Algérie. La France est jusqu’à présent premier fournisseur de blé tendre à l’Algérie avec près d’un milliard de dollar.

La réorientation envisagée des importations de blé vers la Russie, qui aurait du blé de meilleure qualité et à un prix plus compétitif, inquiète en premier lieu les céréaliculteurs français qui risquent ainsi de perdre un gros marché, le deuxième au monde, avec plus de 7 millions de tonnes annuellement. L’inquiétude des Français va au-delà du blé. Car l’Algérie s’intéresse aussi à d’autres produits russes comme le lait et la viande bovine.

Les autorités algériennes ont demandé des certificats vétérinaires pour les produits laitiers et la viande bovine, souligne La Tribune, citant l’agence Tass. La même demande aurait été formulée par l’Algérie aux Russes pour «les ressources biologiques aquatiques destinées à l’exportation. Selon la même source, les entreprises russes pourront commencer les livraisons de leurs produits sur le marché algérien dès que le certificat vétérinaire aura été approuvé».

Le choix de l’Algérie de se détourner de son fournisseur traditionnel, la France en l’occurrence, pourrait, au-delà des raisons économiques, être une réaction aux fortes pressions françaises sur les autorités algériennes en ce qui concerne, notamment, le dossier de l’immigration et de la circulation des personnes.

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