Algerie, Abdelmalek Sellal, favori pour le poste de vice-président

Algerie, Abdelmalek Sellal, favori pour le poste de vice-président

L’annonce que la candidature d’Abdelaziz Bouteflika annonçait la création d’un poste de vice président de la République algérienne a vu naitre de nombreuses vocations

A peine connue la candidature du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour un cinquième mandat et dévoilée la création d’un poste de vice président, les ambitions se sont aiguisées dans l’entourage du clan Bouteflika. Ancien Premier ministre aussi transparent qu’inconsistant, Abdelmalek Sellal, qui vient d’être nommé directeur de campagne de Bouteflika, semble aujourd’hui le favori pour être nommé à de telles fonctions de vice président, qui lui laissent l’espoir de remplacer le Président réélu s’il décède.

Et cela sans élections, ce qui en fera un chef de l’état illégitime et rendra définitivement illusoire la conversion de l’Algérie à la démocratie..

La fidélité au clan Bouteflika

« Le principal atout de Sellal, personnage transparent et sans charisme, note un ancien ministre algérien, est qu’il représente le maillon le plus faible du système ». Et cela pour deux raisons au moins. La première est qu’il doit sa carrière au clan Bouteflika, même s’il a été soutenu au départ par l’ancien DRS (services algériens) dont l’onction était indispensable à tout parcours politique.

La seconde qualité d’Abdelmalek Sellal est d’être totalement « tenu » par l’affairisme de sa famille proche ». On sait en effet que son épouse a toujours eu un gout immodéré pour les affaires, notamment dans le sud du pays, et que sa propre fille possède un appartement à Paris près des Champs Elysées.

Enfin, note un diplomate à Paris, « Sellal présente aussi l’avantage d’être agréé par « le Hibz França » (« Le parti de la France »). Premier ministre durant le quinquennat de Hollande, il a toujours été très proche de l’Elysée. L’option du 5eme mandat n’a été acceptée par Paris qu’au prix d’un certain nombre de garanties. La possible nomination de Sellal dans les fonctions à venir de vice-président a beaucoup pesé dans la balance.

La trahison, une deuxième nature

Encore que au sein du sérail politique algérien, la trahison est devenu la règle et les promesses n’engagent que ceux qui y croient. La course à la vice présidence qui est le véritable enjeu aujourd’hui alors que l’élection ne fait que commencer, ne fait que débuter.

Mondafrique / Nicolas Beau

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